Le docteur en Retard a fini par redonner de l'espoir à une partie de mon cerveau ; l'autre partie étant toujours persuadée que quelque chose cloche là où on n'a pas encore regardé.

Et oui le docteur nous mettrait presque dans la catégorie "infertilité inexpliquée" et n'est pas particulièrement chaud pour nous faire passer en IAC. Il est d'accord, si on y tient absolument mais lui, il continuerait bien la stim simple parce qu'il pense qu'on n'a juste pas eu de chance jusqu'à présent.

temps

Du coup, par rapport à mes dernières résolutions qui consistaient à faire un peu confiance à la médecine, je me dis qu'il a peut-être raison, qu'on est peut-être capable de faire des enfants dans un lit et que c'est juste une histoire de chance qui s'est barrée en congés longue durée (qui sait?).

Alors me revoilà à me dire tous les matin (au réveil bien sûûûûr) : "3dpo, 4dpo, 5dpo, est-ce que j'ai mal aux seins? Non, mais c'est peut-être encore trop tôt, 6dpo....". Bref le truc bien usant qui torture.

Heureusement, j'ai un boulot bien prenant la plupart du temps et où je me marre aussi beaucoup, ce qui me permet de donner une trêve à mon cerveau. Et la journée, j'arrête de jongler entre "coucou mes jumeaux, accrochez-vous" et "nan mais calme ta joie, c'était des ovules, pas des enfants et si ça n'a pas marché naturellement jusqu'à présent, je vois pas pourquoi ça marcherait maintenant!".

Et puis hier, j'ai eu un truc qui m'a fait un peu flipper je dois avouer. Tout allait bien, c'était un début de vendredi après-midi tranquille, quand, en voulant me lever, j'ai eu une douleur foudroyante au niveau de l'uterus, qui m'a pliée en 2 pendant 15 minutes. Comme j'ai commencé à bien baliser parce que ça ne passait pas, j'en ai parlé à ma collègue qui a eu la gentillesse de me filer 2 spasfons + 1 doliprane 1000 mais qui m'a encore plus fait flipper en me disant qu'elle avait eu la même chose 10 jours avant et que c'était une infection.

Bon 10 minutes plus tard, les crampes ont commencé à s'estompée mais j'avais toujours des douleurs (un peu sourdes) jusqu'au soir, je me suis même dit que c'était peut-être pas l'utérus mais une gastro (youpi!) mais non. Ce matin, je n'ai plus de douleur. Et je suis face à un dilemme : soit je passe un coup de fil à la clinique pour expliquer ce qu'il s'est passé et demander si ça peut être grave, soit j'attends de voir si mes douleurs reviennent et si elles ne reviennent pas, je dis rien à personne.

En écrivant ces 2 derniers paragraphes, j'ai eu l'impression de poster une question à la con sur Docti. Ce n'est absolument pas le cas. A priori, aucun lecteur de mon blog n'est médecin et les gens censés me diront de consulter. Et d'un autre côté c'était mon 1er mois de traitement, peut-être que ce que j'ai vécu peut arriver sous traitement et que d'autres sont passées par là. Ce que je sais, c'est que je n'ai pas envie de passer mon week-end à l'hosto et que logiquement quand t'as plus de douleurs, c'est que y a rien de grave, non?