Fin du suspens depuis vendredi dernier, c'est finalement bien un Félicien que nous aurons.

D'ailleurs, pour l'anecdote, j'ai dit au gynéco que vu le zizi qu'il nous avait montré, j'espérais bien que ce n'étais pas une fille. Ce à quoi il m'a répondu un truc auquel je ne m'attendais pas du tout (et pourtant auquel je pensais fort dans ma tête) : ah oui sinon elle aurait un gros clitoris! Bah dis donc on se lâche docteur hein!

Fille ou garçon qu'on soit bien d'accord, nous n'avions bien sûr aucune préférence. Le but c'est d'avoir un enfant à la fin, son sexe on s'en fout royalement. Mais j'étais pourtant surexcitée qu'on me l'ai annoncé. Pourquoi? Parce que mine de rien petit à petit, cet enfant se concrétise. Nous l'avons appelé successivement "tas de cellules", "embryon", "foetus Félicien" et maintenant "notre fils". Ça à l'air de rien, mais en fait on revient de loin. La prochaine étape, je pense, c'est quand je le sentirai, puis quand on m'annoncera un poids ou une taille proche d'un nouveau né.

Ça y est, il est quelqu'un, physiquement mais aussi psychologiquement dans nos esprits de futurs parents.

Ça c'était pour le côté poétique (mon petit poney, tralala). Pour le côté glamourous, je voulais partager avec vous à quelle point je me sens un peu idiote. Je m'explique : dans ma tête, on passait d'un corps de femme pas enceinte à un corps de femme enceinte avec un gros ventre. Et jusque là, ça ne me dérangeait pas, j'avais même hâte de pouvoir me la raconter avec mon ventre. Mais là, je découvre qu'il y a une étape intermédiaire qui s'appelle : as-tu mangé à toi toute seule la dinde de noël et les marrons qui vont avec? Étape charmante où t'as juste l'air grasse.

Surtout que je n'ai pas encore informé mon employeur de ma grossesse (huhuhu). Bah non tant qu'à faire j'attends de voir s'ils me filent une prime pour mes bons et loyaux services de l'année. Car je sais que dans ce monde ingrat, quand tu annonces ta grossesse au boulot, on te remercie rarement. J'erre donc dans les bureaux en pantalons de grossesse cachés sous des pulls diformes en essayant de ne pas croiser mes bras trop haut quand je suis debout au milieu de l'open-space ou encore en ne m'affalant en arrière dans ma chaise en réunion (=> ce sont 2 positions radicales pour te faire une bonne bouée).

Finalement, la vie est quand même bien plus paisible aujourd'hui : j'ai l'impression de me laisser porter par le courant (ça va je stresse quand même un peu des fois quand j'ai mal au bide!) et de ne surtout plus être aigrie envers le bonheur des autres (y a des grossesse qui m'énervent encore hein mais dans l'ensemble, ça me passe au-dessus de la tête).