Alors déjà dans une semaine, je suis en vacances hiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Mais on n'a toujours rien réservé comme des gros loosers, bouuuuuuuuh.

Qu'en est-til de la PMA, des grossesses, des règles, etc...? Et bien disons que c'est plus difficile que ce que je pensais. J'étais bien motivée à laisser couler un max d'eau sous les ponts mais je dois bien avouer que c'est pas facile de mettre 2 ans et demi de désir d'enfant de côté. Pourtant, j'apprécie grave la vie sans traitement, sans rdv à la clinique, sans écho endo, sans prise de sang. J'aime beaucoup aussi les projets que ma moitié et moi mettons en place rien que pour nous 2, et pas en pensant à un éventuel enfant à venir. Tiens d'ailleurs, la pièce que j'avais repeinte, nous en avons fait une salle de sport. Il reste encore des cartons mais ça commence à ressembler à quelque chose. Toujours est-il que chez nous, il n'y a plus de pièce réservée à la venue d'un enfant.

Et tout serait parfait dans le meilleur des mondes si les femmes autour de moi ne tombaient pas enceinte. Voilà, ma vie je la kiffe jusqu'au moment où on me parle de couples qui font des enfants en copulant (et ça se multiplie dans mon entourage j'ai l'impression!). Ça, encore aujourd'hui, ça me déprime à mort. Le week-end dernier, j'invite ma cousine et son mari pour un week-end à la maison, bim elle est enceinte de son 1er et ils nous l'annoncent une fois arrivés. Sans vouloir me la raconter, j'ai géré à mort cette annonce, c'est là où j'en viens à la force de l'auto-persuasion. Si tu te répètes régulièrement un truc, tu finis pas le croire. Donc moi, je me répète souvent que c'est pas grave si on n'a pas d'enfant, et c'est pas grave non plus si les autres en ont.

Bon, bah ça, ça marche... mais parfois, t'oublies de te le répéter et ton désir de maternité en profite pour reprendre le dessus. Le truc, c'est que j'ai enchaîné : le reportage "quand l'enfant se fait attendre" + l'annonce de la cousine + régulièrement les soirées avec ma pote enceinte. Résultat, il m'arrive d'avoir des gros coups de cafard. Dans ces cas là; je repense à "petit 3" sur la banquise et à un éventuel TEC. Puis, je repense rdv, écho, pds, et ça me passe l'envie.

Je pense d'ailleurs que mon corps d'après FIV fait un peu n'importe quoi : j'en suis à 33 jours d'aménorrhée, moi qui avant avait des cycles de 25 à 28 jours. Non je ne suis pas enceinte (mouahahaha), je suis juste un peu détraquée des ovaires. Ce qui veut dire que je ne suis définitivement pas prête à repartir au front.

Voilà où j'en suis aujourd'hui : dans l'ensemble tout va au mieux, et puis parfois j'imagine notre vie si nous n'avions pas connu l'infertilité et j'ai une boule dans la gorge. Finalement, quoi qu'il arrive : même si on retourne en PMA et que par miracle nous avons un enfant, ça n'effacera pas tout ça. Tout ça (toute cette merde, appelons un chat : un chat) restera.